Historique
1945-1954
Le 6 mars 1945, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase voit le jour avec 225 membres. D'entrée de jeu, on construit une usine d'abattage au coût de 85 000 $. D'une capacité de 3 000 oiseaux par jour, il s'agit de la première usine importante du secteur avicole québécois. Au terme du premier exercice financier, la Société affiche un chiffre d'affaires de près de 200 000 $. Neuf ans plus tard, il atteint 1 million de dollars, et l'usine devient la première sous inspection fédérale au Québec.
De son côté, la Coopérative avicole régionale d'Etchemin entreprend ses activités le 4 juin 1945 à Saint-Anselme. Ses 317 membres, qui misaient sur l'exportation, se heurtent à la concurrence des pays étrangers sur le marché canadien. Mais leur détermination permet de doubler le volume des arrivages de volaille la première année et de dépasser le million de livres en 1948. L'élan est freiné brutalement en mars 1949 quand un incendie rase le poste d'abattage. Les membres relèvent aussitôt leurs manches et, un an plus tard, un abattoir moderne ouvre ses portes sous une nouvelle raison sociale : la Coopérative de Dorchester.
1955-1964
Les éleveurs ayant décuplé leur production, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase traite maintenant chaque semaine un volume supérieur à la production annuelle des premières années. On passe rapidement du stade artisanal à la chaîne de production. En 1956, on agrandit pour installer un système de congélation rapide. Le ministère de l'Agriculture du Canada offre des cours de classification à Saint-Damase, ce qui vaut à la Société le surnom d'« Université du poulet ». En 1960, au Royal Winter Fair de Toronto, la Société remporte deux premiers prix pour la qualité exceptionnelle de ses poulets à rôtir et de ses dindons.
Pendant ce temps, la Coopérative de Dorchester investit plus de 300 000 $ en immobilisations entre 1955 et 1960, notamment pour permettre l'abattage en parallèle des oiseaux lourds et des oiseaux légers. Les changements se suivent à un rythme accéléré, tandis que le volume d'abattage et les ventes augmentent en moyenne de 20 % chaque année. En 1958, le chiffre d'affaires atteint 1,5 million de dollars.
Les deux coopératives figurent sur la liste des 500 entreprises québécoises les plus prospères selon le journal Les Affaires.
1965-1974
Cette troisième décennie est marquée par la création, en 1971, du Plan conjoint de la volaille, qui entraîne de profonds changements auxquels plusieurs entreprises avicoles ne survivront pas. Cependant, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase et la Coopérative de Dorchester s'adaptent bien à la situation et deviennent des chefs de file québécois dans le domaine de l'aviculture.
En 1970, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase lance la marque Coquet, un « poulet à tout faire » qui répond tout à fait aux besoins et aux attentes des consommateurs et qui se positionne rapidement comme produit de première qualité. La production de volaille monte en flèche, notamment en raison d'une mise en marché dynamique et de l'augmentation de la consommation à l'extérieur du foyer.
Quant à la Coopérative de Dorchester, elle poursuit une croissance continue, ponctuée d'agrandissements avisés et d'investissements dans de nouvelles technologies. La Coopérative renouvelle son image afin de mieux affronter les nouvelles conditions du marché.
1975-1984
L'industrie avicole continue de subir des transformations majeures, ce qui exige de nombreuses modifications de la part des entreprises de ce secteur. Entre autres, en 1978, on assiste à la création des offices nationaux de commercialisation du dindon et du poulet. Il s'agit d'une amélioration importante pour l'industrie, mais les entreprises doivent redoubler d'efforts pour s'adapter au changement.
En 1982, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase entre définitivement dans l'ère de l'automatisation en installant une chaîne ultramoderne d'abattage et de transformation pour la production du poulet.
Fidèle à sa tradition d'audace et de détermination, la Coopérative de Dorchester profite du contexte pour faire l'acquisition de l'entreprise de distribution montréalaise Boucher & Frères, ce qui lui permet de distribuer ses produits dans la grande région de Montréal.
1985-1995
En 1989, la Coopérative de Dorchester acquiert l'abattoir La Poulette Grise situé à La Malbaie et devient conséquemment propriétaire de l'usine Quatre Étoiles à Québec. La Coopérative peut ainsi élargir sa gamme de produits et se lancer dans la surtransformatio de la volaille. Parallèlement, la Coopérative devient la première entreprise nord-américaine à utiliser un nouveau procédé hollandais de refroidissement de la volaille à l'air.
Durant cette période, la Société coopérative avicole régionale de Saint-Damase acquiert 50 % des actions de l'usine Quatre Étoiles à Québec, et devient par le fait même partenaire de la Coopérative de Dorchester. Ensemble, les deux coopératives investissent plusieurs millions de dollars en acquérant de nouveaux équipements ultramodernes afin de conquérir de nouveaux marchés et de répondre à la demande de produits à faible teneur en gras.
1995-2004
C'est en janvier 1995 que les deux coopératives fusionnent pour donner naissance au Groupe Dorchester/Saint-Damase, La coopérative avicole, qui compte 260 fournisseurs membres. La fusion permet désormais au Groupe d'abattre, de transformer et de commercialiser plus de 30 % de la totalité des volailles produites au Québec.
En 1996, le Groupe Dorchester/Saint-Damase, La coopérative avicole et Olymel créent la société Unidindon qui se consacre à l'abattage et au conditionnement des dindons provenant des deux entreprises. Le Groupe détient une participation de 32 % dans la coentreprise. Puis, en 1997, le Groupe ferme l'abattoir de La Malbaie et transfère les opérations à l'usine de Saint-Anselme, dont les principales activités sont désormais axées sur le poulet refroidi à l'air.
En 1998, tous les services administratifs sont regroupés sous une seule direction au siège social de Saint-Anselme et le Groupe Dorchester/Saint-Damase, La coopérative avicole adopte sa raison sociale actuelle : Exceldor coopérative avicole.
Après avoir fermé l'usine Quatre Étoiles de Québec en novembre 1998, Exceldor acquiert Abattoir Laurentien en janvier 2000. Sa part du marché québécois est maintenant de 34 %. En 2002, les bureaux de l'équipe de vente sont déménagés de Montréal à Boucherville et, à la fin de 2003, Exceldor vend la plupart des éléments de l'actif de Couvoir Dufo, dont les installations étaient situées à La Malbaie.
2005 à aujourd'hui
En janvier 2005, Exceldor et Olymel acquièrent à parts égales la totalité des actions de Volaille Giannone Inc., un abattoir spécialisé dans le poulet refroidi à l'air situé à Saint-Cuthbert. Volaille Giannone Inc. génère un volume de quelque 250 000 poulets par semaine (principalement du poulet à rôtir) et exerce ses activités encore aujourd'hui sur une base autonome.
En juin de la même année, Exceldor déménage son siège social de Saint-Anselme à Lévis.
En mars 2007, Exceldor poursuit son expansion en acquérant la totalité des actifs de Volailles Grenville Inc. qui devient alors Volailles Grenville S.E.C. . Avec cette acquisition, Exceldor abat, transforme et commercialise plus de 1 400 000 poulets par semaine.
En 2008, Exceldor modernise son usine de St-Anselme pour en faire la plus importante usine de transformation de poulet refroidi à l’air en Amérique du Nord. Un nouveau procédé de refroidissement à l’air est alors mis en place. Ces investissements de plus de 50 millions permettent à Exceldor d’optimiser sa production dans ces deux usines de St-Anselme et de St-Damase.